Les 4 principaux paramètres à prendre en considération.
Plusieurs paramètres sont à prendre en compte pour établir le cahier des charges d’une installation de vidéosurveillance. Quelle que soit la configuration, ces données sont essentielles pour choisir le matériel adéquat, en fonction d’un niveau de performance désiré.
La zone sous surveillance est à définir avec soin. Elle aide à déterminer le nombre de caméras et le format des objectifs à utiliser. Il faut établir la taille de la zone à observer, le type de terrain et la distance de la caméra à l’objet (ou espace à visualiser).
Le degré de surveillance donne la fonction de chacune des caméras.
L’utilisateur a le choix entre voir et identifier. Dans le second cas, plus de précisions s’imposent.
Qu’elle est la nature de l’élément à observer : un personnage, un véhicule, un visage ou les numéros d’une plaque minéralogique ? Le choix de l’objectif, des performances de la caméra et de ses accessoires en dépend.
L’éclairement de la scène assure la qualité du rendu des images. Certaines installations requièrent une surveillance le jour, la nuit ou permanente. L’apport d’un éclairage est recommandé pour les caméras couleur. Les caméras noir et blanc peuvent nécessiter un projecteur infrarouge pour rehausser la lisibilité de l’image. Dans ce cas, l’angle de la lampe est à définir avant son achat et la focale de la caméra doit être ajustée.
La position et le nombre de caméras dépendent des différentes zones à surveiller. A l’intérieur, au niveau des accès, et à l’extérieur, au niveau des entrées, du parking et de la périphérie, les points de contrôle varient en fonction de l’architecture des bâtiments à surveiller. Au moment du positionnement des caméras, il est préférable d’éviter les sources lumineuses trop importantes comme les éclairages publics, le soleil (même à travers des arbres), ou une fenêtre observée de l’intérieur.
Attention, la végétation peut camoufler, l’été, ce qui était parfaitement visible en hiver !
L’éloignement des caméras de la salle de contrôle donne le plan de câblage ainsi que les différentes longueurs nécessaires. La proximité de câbles haute tension ou toute autre source d’interférences électromagnétiques (petits moteurs, compteur électrique, ect) sont à éviter. Certaines installations peuvent exiger des amplifications de signal pour des longues distances, ou de la fibre optique pour son insensibilité aux parasites extérieurs.
Le montage de la caméra définit les besoins de la caméra. Le montage peut-être mural, au plafond, en coin ou sur mât. Si la caméra doit bouger, il faut prévoir une tourelle et l’espace nécessaire aux différents mouvements de la caméra.
La salle de contrôle qui comprend le ou les moniteurs et, éventuellement, un magnétoscope, doit être située dans un lieu discret et protégé. Le nombre et la taille des moniteurs dépendent des applications de l’installation et de l’action de l’agent de surveillance. Pour des systèmes dépassant 4 caméras, un ou plusieurs commutateurs, multiplexeurs ou matrices sont requis.
Le surveillant peut alors choisir de visualiser toutes les caméras à partir d’un ou de plusieurs moniteurs, demander le défilement de l’image des caméras de manière programmée, associer une détection de mouvement, transmettre les images à distance ou encore, les imprimer sur papier, etc. La configuration d’une installation reliant plusieurs salles de contrôle est également envisageable. La vidéosurveillance s’associe facilement à une GTC (Gestion Technique Centralisée) ou à un système de contrôle d’accès pour des applications de levée de doute, par exemple.
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